Vous êtes sur le point d’acheter un véhicule de loisirs ? Excellente idée ! Lors du processus d'achat, vous devez tout de même savoir qu’il existe de nombreux points à vérifier avant de concrétiser l’acquisition d’un camping-car, d’un fourgon ou d’un van aménagé d’occasion.
Si vous hésitez encore sur le modèle ou le mode de voyage, pensez à vous poser les bonnes questions avant d'acheter un camping-car. Une excellente astuce consiste d'ailleurs à louer un camping-car avant d'acheter un modèle similaire afin de tester son agencement au quotidien.
Avec quelques précautions précises, vous vous prémunirez contre toute mauvaise surprise pouvant survenir après la vente. Si vous n’y connaissez rien, pas de panique, il n’est pas nécessaire d’être expert pour faire une bonne affaire… Si possible, faites-vous accompagner par un proche connaisseur. Pour vous aider, nous avons listé quelques recommandations (à télécharger en pdf en fin d'article) inspirées des modalités de contrôle mises en œuvre par nos services pour l’inspection des véhicules de moins de 10 ans mis en vente sur notre plateforme de vente entre particuliers.
Avant de visiter le camping-car à vendre : consignes au vendeur
Afin d'optimiser votre visite et pouvoir tout tester à froid, demandez au préalable au vendeur :
- de mettre en route le réfrigérateur sur gaz et le chauffage 2 à 3 heures avant votre arrivée (afin de vérifier leur production de froid et de chaleur hors branchement 220V) ;
- de laisser de l'eau dans la réserve d'eau propre pour pouvoir tester les pompes et les robinets ;
- de préparer tous les documents utiles lors de votre visite (carnet et factures d'entretien, contrôle technique, garantie étanchéité, etc.)
Les points de contrôle extérieurs à vérifier sur un camping-car
- Débutez l’inspection du porteur par le contrôle visuel de la carrosserie. Focalisez votre attention sur d’éventuelles différences de teintes et traquez les bosses et autres rayures. Pensez à demander s’il y a eu des chocs ou des accidents pour mieux connaître l’historique du véhicule.
- Contrôlez également l’état des pneumatiques pour savoir dans quel délai il faudra les renouveler. Pour ce faire, examinez leur usure, l’état du flanc ainsi que le DOT ou date de fabrication du pneu. Sachez qu’au-delà de 5 ans, un pneu doit normalement se changer, même si la structure semble bonne.
- Poursuivez avec le dessous du véhicule (soubassement), pour vérifier l’absence de fuites, de déformations, de taches de graisse, de rouille, de corrosion ou encore de chocs. Attention à la rouille perforante sur le châssis, qui constitue un motif rédhibitoire pour le contrôle technique et la sécurité structurelle.
- Puis, contrôlez les optiques et les vitres (pare-brise…) pour estimer si le véhicule a été stationné dans un parking ou en extérieur. En règle générale, les véhicules stationnés à l’intérieur ou à l’abri sont mieux entretenus, car ils ne sont pas exposés aux intempéries.
- Enfin, n’oubliez pas l’inspection de la toiture (état des joints de lanterneaux, absence d'impacts ou de grêle), de la soute et des différentes trappes d'accès. Assurez-vous également du bon fonctionnement des accessoires extérieurs comme le store banne, le panneau solaire ou le porte-vélos.

Bien vérifier l’intérieur du camping-car d’occasion
Les vérifications dans la cabine de pilotage
Pour débuter les vérifications intérieures, il est important de :
- contrôler le compteur kilométrique et la consommation moyenne s’il y a un ordinateur de bord. En effet, cela vous donnera une idée du budget carburant que vous allez devoir allouer au véhicule.
- Par la suite, le contrôle de l’usure du volant et des pédales peuvent vous aider à estimer si le kilométrage annoncé correspond à l’état d’usure.
- Vous pouvez ainsi vérifier l’état des sièges qui peut vous dire si le véhicule a été beaucoup utilisé ou non.
- Enfin, faites des essais complets :
- vérifier que tous les témoins du tableau de bord s'allument et s'éteignent correctement, quand vous mettez le contact,
- testez les accessoires tels que clignotants, les essuie-glaces, le klaxonle système audio,
- testez enfin les équipements (climatisation cabine, vitres électriques, GPS, caméra de recul, verrouillage centralisé, etc.)
Points à contrôler dans la cellule du camping-car
- Une fois les vérifications effectuées au sein de la cabine de pilotage, procédez à l’inspection de la cellule. Pour ce faire, testez les mécanismes et le bon fonctionnement des ouvertures (baies et lanterneaux, serrures), des stores occultants, des moustiquaires, et des équipements et appareils (réfrigérateur tri-mixte sur ses 3 modes : 12V, 220V, gaz ; téléviseur, feux de la gazinière).
- Contrôlez l’installation électrique (état de la batterie cellule, prises 12V/220V, éclairages) et le circuit d’eau en testant le boiler (eau chaude), la douche et les robinets. N’oubliez pas de vous assurer que l’évacuation des eaux usées est opérationnelle et cherchez d'éventuelles fuites d'eau sous les éviers et autour des réservoirs.
- Ensuite, vérifiez également la fluidité de la manipulation des différentes portes, placards et autres tiroirs.
- Enfin, assurez-vous du bon état du mobilier, des assises, des mécanismes de transformation des banquettes et des couchages (lits de pavillon, lits centraux), afin de repérer d’éventuelles traces d’humidité pouvant vous alerter sur la bonne étanchéité du véhicule.
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L’inspection de l’état mécanique d’un camping-car d'occasion
L’état de la mécanique fait partie des points fondamentaux à vérifier avant l’achat d’un camping-car d’occasion.
- Demandez à soulever le capot afin de constater l’absence de fuites ou de suintements. N'hésitez pas à poser des questions si le moteur semble nettoyé à neuf, car un lavage trop récent peut parfois masquer une fuite d'huile. Contrôlez le bon fonctionnement du moteur (il doit démarrer au quart de tour) ainsi que les niveaux (huile, liquide de refroidissement, liquide de frein) à froid et sur terrain plat.
- Enfin, interrogez votre vendeur sur les prochains frais à envisager, comme le changement des courroies de distribution, la révision, les freins etc. Attention, ce dernier doit vous fournir un contrôle technique de moins de 6 mois pour la vente.
- Pour mieux connaître l’historique du véhicule, pensez à demander le nombre de propriétaires depuis le premier achat, le carnet d’entretien, les factures d’entretien, le carnet de garantie étanchéité (voir plus bas) et les réparations effectuées.
Parmi les contrôles fréquents et essentiels à effectuer, souvent classés par catégorie, on retrouve :
- la tenue de route (renvoie à la liaison du véhicule au sol) ;
- la filtration moteur ;
- les liquides (frein, refroidissement…) ;
- le freinage ;
- le circuit électrique.

L’examen du carnet d’entretien
Au même titre qu’une voiture, un camping-car dispose d’un carnet d’entretien attestant de son historique ainsi que de son entretien régulier par son ou ses précédents propriétaire(s). Le carnet d’entretien camping-car renferme les informations relatives aux principales caractéristiques du véhicule. Souvent adossé au manuel d’utilisation, il se compose de pages à compléter pour faciliter le suivi, en fonction de l’âge ou des kilomètres parcourus.
Le contrôle de parallélisme
Le contrôle de parallélisme fait partie des éléments garantissant une bonne tenue de route du camping-car. À ce titre, vérifiez la réalisation régulière de ce dernier auprès du propriétaire.
Définition du contrôle de parallélisme
Le parallélisme renvoie au réglage de la géométrie des pneus. Réalisé par un professionnel, il permet de s’assurer du bon alignement des roues entre elles (dans chaque essieu et entre essieu avant et essieu arrière) et avec l’axe de la route.
Signaux pouvant témoigner d’un mauvais parallélisme
Il existe des situations et signaux pouvant témoigner de la nécessité d’effectuer un contrôle. On citera par exemple :
- la survenue d’un choc important (trottoir, nid-de-poule, collision…) ;
- une vibration ressentie dans le volant ;
- la dérivation du véhicule vers la droite ou la gauche.
Le contrôle d’humidité
Le contrôle d’humidité camping-car permet de mesurer le taux d’humidité présent dans le véhicule et ses parois au moyen d’un humidimètre ou d’un hygromètre. Cette mesure, à effectuer le plus fréquemment possible lorsque l’on possède un camping-car, permet de prévenir les dégâts causés par une éventuelle infiltration.
Les parois d’un camping-car sont soumises à rude épreuve sur la route. Ce qui peut provoquer des infiltrations, malgré la robustesse d’un véhicule de loisirs…
Voici la correspondance des valeurs sur laquelle vous appuyer en l’absence de fiche d’étalonnage, en considérant qu’un gros risque existe au-delà de 20% :
0,2 < X < 5 : zone sèche (entre 4 et 20% d’humidité)
5,1 < X < 8 : condensation ou pont thermique à vérifier (entre 20 et 27%)
8,1 < X < 10 : zone humide (entre 28 et 29%)
10,1 < X < 15,3 : entrée d’eau effective (supérieure à 30%)
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Le carnet de garantie étanchéité
Si vous pouvez vous-même mesurer l’humidité, il est cependant fortement recommandé de recourir à un professionnel. C'est obligatoire pour bénéficier de la garantie étanchéité.
En effet, jusqu’à ses 5 ans à compter de sa première immatriculation, un camping-car jouit d’une garantie étanchéité. Un délai pouvant s’étendre jusqu’à 12 ans dans le cadre d’une extension de garantie suite à un financement. Pour profiter de la garantie étanchéité, il est donc obligatoire de faire exécuter annuellement un contrôle d’humidité par un professionnel agréé, et ce même si le véhicule n’a pas roulé. Cet examen doit avoir lieu avant la date anniversaire et dès la première année.
L’essai du camping-car avant achat

Formalités à vérifier avant l’achat d’un camping-car d’occasion
Demandez d'abord au propriétaire particulier de vous fournir le certificat de situation administrative, ancien « certificat de non-gage. Ce document atteste qu’il n’existe aucune opposition judiciaire de la part du Trésor Public ou d’huissiers de justice pour procéder à la vente ou l’usage du véhicule. Pour s’avérer conforme, ce document doit dater de moins d’un mois.
Contrôlez également l’authenticité et la conformité des informations présentes sur la carte grise. N’oubliez pas de vérifier le numéro de châssis (VIN), que l’on retrouve en case E et en bas à gauche de la carte grise, ainsi que sur le pare-brise. Le vendeur doit vous restituer la carte grise signée et barrée de deux traits obliques, accompagnés de la mention « vendu le » avec date et heure.
Les informations carte grise à vérifier
En plus de la nécessaire inspection du véhicule, vous devez vous imposer une certaine rigueur dans le contrôle des documents du camping-car. À commencer par l’examen de la carte grise.
Identité du vendeur
En premier lieu, il convient de vérifier la cohérence et correspondance des informations d’identité contenues dans le certificat d’immatriculation. Aussi, concentrez-vous sur les coordonnées du ou des titulaires et éventuels cotitulaires des cases C.1 à C.4. Confrontez ces informations à celles figurant dans le certificat de situation administrative ainsi que dans le certificat de cession. Vous vous assurez ainsi d’avoir bien affaire au propriétaire.
Immatriculation
Vérifiez l’immatriculation (case A) ainsi que la date d’édition du premier certificat, à savoir la première immatriculation (case B). Cette dernière doit correspondre à la date de première mise en circulation du véhicule annoncée par le vendeur.

Informations générales et conformité
Voici les différentes informations à vérifier sur la carte grise avant d'acheter un camping-car d'occasion :
le numéro d’identification du véhicule ou VIN, en case E. Vérifiez que ce numéro, qui renvoie au numéro de châssis, correspond bien à celui présent sur le véhicule. Vous le retrouverez le plus souvent sur le pare-brise intérieur ou dans le compartiment moteur, parfois près du marchepied ;
la Masse en charge maximale techniquement admissible, en case F1. Cette dernière renvoie à l’ancien Poids Total Autorisé en Charge ou P.T.A.C.*
le genre national, en case J.1. Ce dernier vous permet de contrôler la conformité du type de véhicule annoncé. Vous pourrez donc vérifier s’il s’agit d’un véhicule homologué VASP, d’un véhicule particulier (VP) ou affecté au transport de marchandises (CTTE) ;
le nombre de places assises, en case S.1. Comparez ce nombre à celui constaté au sein du véhicule, conducteur compris. Il s’agit des places équipées de ceintures de sécurité.
la norme EURO, en case V.9. Vérifiez la conformité de la classe environnementale avec les informations figurant sur la vignette Crit’Air.
le contrôle technique, en case X.1. Contrôlez la date de prochaine échéance ainsi que la présence de vignettes attestant de la réalisation des contrôles précédents. Notez que la ou le propriétaire doit vous fournir un contrôle technique de moins de 6 mois.
- Prenez garde au calcul du poids du véhicule. Le permis B classique vous permet de conduire des véhicules dont le PTAC (case F.1) ne dépasse pas 3,5 tonnes (au-delà, le permis C1 est requis).
- Pensez à déduire le Poids à Vide (case G.1) du PTAC pour obtenir la charge utile. N'oubliez pas d'inclure dans ce calcul le poids des passagers, des bagages, du plein d'eau, des bouteilles de gaz et des équipements ajoutés ultérieurement (store, porte-vélos, panneaux solaires, antenne satellite). Un dépassement de la limite de 3,5 tonnes expose à des sanctions légales et des problèmes d'assurance..
En savoir plus dans noter article sur les informations à vérifier sur la carte grise au moment d’acheter un camping-car d’occasion.

La vignette Crit’Air
Nous venons de l’évoquer, les éléments figurant sur la vignette Crit’Air font partie des différents contrôles à effectuer au moment de l’achat d’un camping-car. Petit point sur le sujet et ses impacts en camping-car.
Qu’est-ce qu’une vignette Crit’Air ?
La vignette Crit’Air est délivrée sous la forme d’un autocollant circulaire. Il s’agit concrètement d’un certificat de qualité de l’air, à apposer sur le pare-brise du véhicule. La vignette diffère selon la classe environnementale à laquelle appartient le camping-car. Retrouvez ces différentes classes en détail dans notre article Vignette Crit’Air et camping-car.
Les Zones à Faibles Émissions
La vignette Crit’Air est obligatoire pour circuler en ZFE-m ou Zone à Faibles Émissions mobilité. Aussi, vous devez par exemple disposer de la vignette adéquate pour vous rendre en métropole lyonnaise. À l’inverse, si le véhicule est considéré trop polluant, vous aurez interdiction d’y circuler. De même, certains véhicules sont dits « Non classés ». Il s’agit de ceux dont le moteur est en EURO 1 ou ø (immatriculation avant le 31/12/1996) À ce titre, ces véhicules ne peuvent bénéficier de la vignette Crit’Air. Un élément à prendre en considération avant de procéder à l’acquisition…
La garantie
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Ou trouver la législation pour rouler en cc, face route, de coté, etc.;;
Vous trouverez sûrement les réponses à vos interrogations dans notre article Les réglementations appliquées aux camping-cars.
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